Traces - Ślady : De la mine de fer de Piennes aux briques de Katowice

Mon projet Traces - Ślady

Comment rendre hommage à ma grand-mère et à mon grand-père : Babcia et Dziadek.
Il sont vécu une grande partie de leur vie à Piennes, Dziadek travaillant à la mine de fer, Babcia s'occupant des enfants du ménage, de tenir la maison et de faire à manger, du quotidien qui occupe la largeur d'une vie.
Pour leur rendre hommage, j'ai plusieurs axes : travailler sur leurs anciennes photos ou/et partir de ce qui à fait leur condition, leur vie d'ouvrier.
C'est décidé, j'irais à la rencontre de cités ouvrières en Pologne, un retour aux sources.
Je me renseigne, ce sera Katowice, en pleine Silésie, en pleine exploitation minière, ce qui me ramène à Dziadek qui a passé la plus grande partie de sa vie dans les mines de fer autour de Piennes.
La cité ouvrière sera donc mon fil rouge, et le creux du projet sera de traiter de l'absence, du temps qui passe, qui ne résout rien, mais qui dans certains cas, ne nécessite aucune énergie à lui résister.
Mes grand-parents, tous (toutes) sont souvent à mes côtés, une présence silencieuse qui réconforte tellement.

La trame du projet

Le projet est sur la mémoire, l'avance inexorable du temps, la mémoire qui lui résiste. Je ne veux pas de granges/belles photos, mais plutôt des détails, comme des fragments de mémoire et j'espère même en capturer dans les cités ouvrières à Katowice et trouver des échos à Piennes.
Le projet sera une narration en 3 actes :

1) L'arrivée, le seuil, l'attente

C'est l'étape de l'avant, je ne suis pas encore arrivé, je suis entre deux mondes, je vois la cité mais je n'y suis pas.
L'émotion qui domine c'est celle du voyageur qui est sur le point d'arriver à sa destination, qui la voit, il est si proche et pourtant si loin.
Je vais rechercher des détails , un grillage, une palissade, un panneau dont je ne comprendrais pas un traître mot ne maîtrisant pas la langue avec au loin des barres d'immeubles flous, ma présence sous forme de mon ombre.

2) L'étranger, l'inconfort

Je suis dans la cité, mais je n'en fait pas partie, je suis un étranger, comme Dziadek l'a été en arrivant en France.
Je cherche le décalage, les détails qui grattent, ça sera sûrement la phase la plus difficile.
Une personne de dos qui marche dans la rue, des trucs incongrus : une parabole sur une vieille façade.
Peut être des "pseudos" portraits décadrés, ce qui est un très gros challenge !
La couleur qui crie dans le silence.

3) La présence de l'absence

La poussière,
Le fantôme,
Une herbe qui pousse dans un mur, un banc vide, de l'acier rouillé, de la brique usée par le temps, comme une trace de mon grand-père qui serait passé par là.
Dans ce projet je ne cherche pas à documenter, je collectionne des fragments qui au travers d'une relation décousue et imaginaire, forment une ligne du temps.

Mon séjour en Pologne, du 01 au 08 juin 2026

lundi 1 juin

Décollage à midi de Luxembourg, arrivée à 16H00 à Cracovie. Je trouve facilement le train qui doit m’amener dans la gare centrale de Cracovie. La gare centrale est immense, elle s'étire sur plusieurs étages et se pare d'un centre commercial.
Je finis par trouver une sortie, je cherche le tram n°4, rien en vue je fais demi-tour, et resorts de la gare à l'opposé : erreur, en fait je devais bifurquer à droite lors de ma premiere sortie pour tomber sur le tram n°4. Comme je ne le trouve pas, je décide d'aller à l'hôtel Maksymilian à pied.
Il y a beaucoup de pavés à Cracovie, beaucoup, et ce n'est pas facile avec une valise. Je m'installe dans ma chambre, elle est minuscule, tout en longueur, un peu miteuse, ce sera suffisant.
Comme il pleuviote, je ne prends pas l'appareil photo. Je me rends sur la place centrale de la vieille ville et prends un café en regardant les magnifiques calèches devant moi. Les photos devront attendre, je commence à m'en faire à ce sujet, demain ira mieux.

mardi 2 juin

Je me rends à Nowa Hute avec le tram n°4, toujours le même (le 14 aurait fait le job aussi), c'est grand c'est beau, mais c'est trop loin des photos du projet, de ce point de vue c'est une déception.
Alors je marche vers le quartier ouvrier de Osiedla Wandy juste à côté de Nowa Hute. C'est un quartier plus vieux, les blocs sont plus modestes, à 2 étages le plus souvent.
J'arrive et tombe sur un cimetière, premières photos.
En fait le quartier est bordé d'immenses avenues 4 voies, je le longe un moment, rien à faire, puis et je ne sais pas pourquoi, je rentre entre deux blocs d'habitation, et là tout change, entre les blocs se sont des espaces verts pas toujours bien entretenus, avec plein d'histoires, des petits jardins d'enfants, des cordes à linges, des marqueurs de vie.
Je prends quelques photos, elles devraient rentrer dans le cadre de mon projet.
Retour au centre ville, je décide de changer de plan, les photos de Cracovie attendront que je revienne samedi et dimanche, en attendant en route vers Katowice. Je passe prendre ma valise à l'hôtel, descend la rue et monte dans s le tram n°4 en direction de Teatr Szowackiego. Une fois dans la gare de Cracovie je finis par trouver un guichet, la préposée pas aimable pour un demi sous, me fait le billet de train pour Katowice et me dit que c'est le peron 3. Je dois demander de l'aide pour trouver les quais proprement dits, puis je finis par trouver le peron 3, sauf que chaque peron est un double quai, et que la différence entre un côté et l'autre se fait par la "Tur" (porte).
Je cherche désespéramment quelle est la tur pour mon train, mais je ne trouve pas, le seul affichage indique le peron. Je demande à plusieurs personnes et finalement je tombe sur un type âgé qui m'affirme que le train pour Katowice c'est le peron 3 ou je me trouve, je lui demande alors quel côté et il me répond qu'il n'en sait rien. Le plus drôle c'est que ce type est monté dans le train.
Je fini par trouver mon train, une heure plus tard je suis dans l'hôtel à Katowice, et me promène en direction du Spodek.

mercredi 3 juin

Je prends le bus 390 en direction de Nikiswocieck, après avoir attendu une demi-heure dans la gare souterraine de Katowice.
Je descends du bus et suis immédiatement saisi par les vieux bâtiments en brique rouge. La brique a changé de couleur avec le temps, elle est devenue noire à bien des endroits, comme si le passage des mineurs, le charbon, l'avaient transformé.
L'atmosphère ici est incroyable, je suis dans une zone mixte, incertaine du temps et de l'espace, à tous moments un ouvrier de la mine avec sa veste et son pantalon en bleu de travail, le casque de mineur à la tête, le charbon dans les pores de sa peau, de ses habits, peut surgir.
Cette brique, si rouge, et cette empreinte de noir si profonde.
Les bâtiments s'étirent en longueur, le quartier est organisé en longs blocs, les bâtiments forment d'immenses rectangles d'un étage, avec un grand espace de jeux en leur centre. Le centre fictif du quartier est cette très belle église elle aussi en briques.
Je commence par prendre un café, les gens sont accueillants, je le bois à l'extérieur sous les porches qui s'étirent tout du long du bâtiment,
et ces rubans qui pendent.
Le temps s'est suspendu.
Je commence par l'église, vaste belle, décorée. 2 statues accrochées sur des piliers m’accueillent, la vierge tourne la tête dans ma direction, son regard me transperce.
Puis je déambule lentement autour de l'église, près d'une école, dans une rue.
Il n'y a personne, mes photos doivent évoquer l'absence, je n'aurais aucun mal, les rues sont vides et pourtant les murs parlent de l'histoire qu'ils ont connue.
Je rentre dans une cour intérieure, elle est immense, il y a des balançoires, du sable pour les bébés, et plein de jouets en plastiques traînent, un cadeau en termes de photos.
Le ciel est couvert, je n'ai pas une très belle lumière, mais elle collera bien à mon projet.
Je rencontre un motard, on échange 2 mots, il vient de Suède, a vu un reportage sur Nikiswocieck et a décidé de venir voir, il n'est pas déçu.
Je décide de rentrer, il m'est difficile de rester concentré, de faire ce vide nécessaire aux photos pendant plus de 2 heures en continu.
De retour à Katowice, je décide d'aller vers le Spodek, je suis attiré par cet endroit pour des raisons qui m'échappent totalement. Arrivé sur place je décide de manger, il est 16h00.
j’aperçois le chevalet du musée de la mine. La passerelle pour s'y rendre est fermée pour cause de concert, je fais donc le tour de cet immense bâtiment en briques oranges, un légo prison. Une fois de l'autre côté, il y a un jeune homme derriere une grille provisoire qui ferme la zone pour ce concert. Je baragouine en anglais que j'ai un projet photo autour de la mémoire de mon grand-père et lui demande si il accepte que je le prenne en photo, il refuse. Quel dommage, derrière la grille, avec les banderoles rouges et blanches, je tenais une très bonne photo. Comme je me suis rendu plusieurs fois au chevalet du musée de la mine, je l'ai chaque fois aperçu et lui ait fait chaque fois un signe amical de la main au loin, qu'il m'a rendu.

jeudi 4 juin

La journée noire.
Je n'ai pratiquement pas dormi, je me réveille le moral dans les chaussettes, je n’ai pas de chaussettes.
Je me sens mal, qu'est ce que je fous ici, loin de tout, loin des miens, et quelle est cette prétention à faire des photos à un bout du monde en pensant qu'elles seront bonnes, et d'abord, qu'est ce qu'une bonne photo, en suis je seulement capable ???
La météo annonce de la pluie jusqu'à 11H00, je décide de retourner à Nikiswocieck, c'est férié aujourd'hui, la fête Dieu, et les gens se mettent sur leur 31 pour aller à la messe. je m'habille léger même si pour le moment j'ai froid, la température doit grimper, le soleil doit se montrer et mon sac photo, mon précieux, ne m'autorise pas à emmener des habits de rechange.
J'ai froid.
Je suis fatigué.
Il vient de pleuvoir, il n'y a aucune lumière.
Je n'ai pas le moral.
Quand j'arrive, la messe se termine, elle a lieu à l'extérieur de l'église.
Tout le monde est de dos, les voitures sont garées dans la cour de l'église, pas de lumière, rien de bien folichon pour les photos.
Je reprends un expresso là ou je me suis arrêté la veille, l'ambiance est devenue électrique en attendant le monde qui va déferler dès que l'office sera terminée.
Je tente des photos quand la messe se termine, que de la merde.
Je reprends le tour des bâtiments, là ou je l'ai interrompu la veille.
Dans une cour intérieure, les agrées d'enfants, des balançoires autour d'un tube, dans le fond la barre du bâtiment en briques et de l'autre coté, 2 immenses tours d'industrie. Tous les codes pour une bonne photo, sauf que cette sal----ie de voiture blanche me mange l'espace.
C'est un jour de merde.
Je décide de lever le camps et de renter à Katowice.
Arrivé à l'hôtel je fais une petite sieste et tout s'éclaire.
Je repars vers le Spodek, puis vers le chevalet du musée de la mine, fais signe au jeune homme toujours à la même place de son côté du grillage.
Et si j'allais voir ce musée ?
Ma carte bancaire ne passe pas, je paye avec le téléphone.
Une fois à l'intérieur du musée, je décide de m'offrir un souvenir, un porte-clé avec un bout de charbon (vernis) en souvenir de Dziadek, et rebelotte, une journée noire doit s'achever en apothéose, ma carte se refuse à nouveau, je sais alors que j'ai un souci, je paye avec le téléphone.
En attendant le musée me propose un spectacle magnifique, je descend dans ses très longs corridors en pente, sans marches, le sol est en béton lisse, les parois en verre ou en béton avec quelques lucarnes carrées de ci de là.
J'arrive dans une immense salle, et le spectacle me prends aux tripes : des lits, de simples sommiers sur pieds, métalliques, composés de vieux ressorts rouillés, et des représentations de jeunes enfants dans cette matière blanche, qui sont disposés autour et sur les lits.
Certains ont un sac sur la tête d'autres n'ont pas de bouches, le silence plus intense que le silence, et ses petits corps blancs sur fond de rouille, pas de sommeil pour eux, ils sont destinés à travailler, si jeunes, si frêles.
Plus loin une salle borgne est complètement blanche, elle est recouverte de lettres géantes et là encore l'idée de silence me prends, les mots comme prisonniers.
Le reste du musée offre une exposition de peinture magnifique ou moderne, contemporain et classique se mêlent. Je passerais des heures dans cet endroit, mais il est déjà 5 heures de l'après midi, et je dois me laisser une chance d'attraper encore quelques photos à l'extérieur.
Je sors, le vaste complexe du musée est en travaux de gros oeuvres, partout des camions, du béton cassé, des tas de gravier.
Je fais quelques photos, elles ne donneront rien, cette fois je ne tente pas les coquelicots.

vendredi 5 juin

En route vers Giszowiec
J'ai pris 2 cachets pour dormir, un à 22h, l'autre quand je me suis réveillé à 3h30, et de fait j'ai bien dormi, et ça change la vie. A 7h59 je téléphone au numéro en charge des CB de BNP, qui me répond que c'est trop tôt. Je réitère à 8h et je tombe finalement sur un spécialiste qui me dit que ma carte est probablement bloquée parceque j'aurais fait trop de paiements "sans contacts", il ne voit que cette explication, si ce n'est pas ça, ils me changeront le carte !!!
Je prends mon petit déjeuner, et m'achète une bouteille d'eau pour valider l'affaire, malheureusement à l'hôtel, ils n'ont que des bouteilles en verre qui pèse beaucoup trop lourd. Je paye en faisant mon code, et miracle ma CB refonctionne, on n'est pas grand-chose dans ce bas monde.
Je transvide ma bouteille dans celle du musée que je n'ai pas jeté et qui est en plastique et pars vers la gare. Je prends mon bus le 974 et m'assoit à côté d'une jeune fille, lui demande si elle parle anglais et lui montre ma destination : Giszowiec Myslowicka. Elle regarde sur son téléphone et me fait remarquer que j'ai pris le bus dans la mauvaise direction. Je m’arrête donc a l’arrêt suivant, et descends du bus, la jeune fille m'indiquant même où prendre le bon bus.
J'arrive à Giszowiec et encore un fois peu de lumière. Changement de style, pas de briques ni de grands ensembles, mais plutôt des petites maisons individuelles avec des jardins, construits spécialement pour les ouvriers. Quelques photos, une église incroyable, tout en béton avec une grille comme des crocs.
A coté un parc avec des tables en dur d’échiquiers de jeu de dames.
Je reste un peu plus d'une heure sur place et décide de rentrer la pluie est annoncée pour 13h00.
De retour à Katowice, je déambule, prend une artère dans une direction que je n'avais jamais tenté, et tombe sur un étrange petit bâtiment en brique qui termine un quartier, rempli de tags et de fleurs. Je prend une photo d'une flaque noire, je sais que je tiens une bonne image.
Je rentre et sur le retour vers l'hôtel, je me prends les premières gouttes de pluie et m'arrête pour goûter un Zapiekanka, pas cher et je me régale.
Puis de retour à l'hôtel, Il pleut, cette fois le projet s'arrête pour de bon.
Je prendrais d'autres photos demain à Cracovie, en attendant je me repose dans ma chambre d'hôtel.

Samedi 6 juin

J'ai quitté l'hôtel Diament avec regrets, la chambre au top, le service au top, et le resto de l'hôtel au top. Mon train de 10h27 en direction de Cracovie à 27 minutes de retard. Heureusement que ma place était réservée (en fait la veille, le type au guichet m'a dit quelque chose que je n'ai pas compris, j'ai acquiescé, et du coup j'ai eu un billet avec 30% de réduction compte tenu de mon grand age, et une place réservée, comme quoi, parfois il vaut mieux ne pas comprendre)
Dans le compartiment j'ai eu droit à la famille les bonnes manières.
La gare de Cracovie est géante, j'achète mon ticket de train pour aller à l'aéroport lundi, et je tente de sortir de la gare, c'est loin et ce n'est pas la bonne sortie, je fais demi-tour, trouve la bonne sortie, mais de tram 4 ou 14 à l'arrêt, j'irais donc à pied. Le chemin m'a exténué, que des pavés, ma valise est devenue très lourde (surement le poids des souvenirs) et quand j'arrive en bas de la rue de l'hôtel, je comprends pourquoi il n'y avait pas de tram, la début de la rue est entièrement bloquée pour cause de travaux.
Je me pose 5 minutes à l'hôtel et décides de repartir vers la vieille ville Rynek
C'est samedi
Il fait chaud
C'est bondé de monde
Je suis fatigué
Il n'y aura donc certainement pas de photos. A 15h30 je m'assois à la terrasse d'un splendide restaurant au bord d'une petite place en retrait du Rynek et je prend des Pierogis russes (d'après la carte en anglais) excellents avec une bière réparatrice.
En rentrant je prends une partie du parc Planty qui fait une ceinture autour de la vieille ville et tombe sur une ruelle avec une église qui a sauvé ma journée de photographe.
Demain dernier jour, et ce sera le quartier de Kazimierz.

Est ce que je peux déjà tirer des conclusions/enseignements de ce séjour ?

Est-ce que c'était "bien" ?
Sûrement pas, ce n'est pas l'adverbe qui convient, le périple a été bien, certes, mais dur aussi, beaucoup plus dur que je l'imaginais.
Mais au bout du compte, j'ai appris sur ma photo et de façon fondamentale, je ne parle pas de technique. Et puis surtout, j'ai été au bout d'un rêve, oui c'était dur, oui les photos ne seront sûrement pas parfaites, mais j'ai été au bout de ce projet, et ça personne ne pourra jamais me l'enlever.

Dimanche 7 juin

La pêche aux canards.
La photo c'est comme la pêche aux canards, on est jamais sur de tirer le gros lot, m is si on essaye pas, on est sur de ne pas y arriver. Comme prévu, je prends la direction de Kazimierz, le quartier juif. Je longe le Chateau Wawel, les photos se sera au retour.
J'arrive sur Plac Nowy de Kazimierz pour le marché aux puces : c'est un marché aux puces orienté fripes.
Je m'arrête dans une taverne pour boire un café, le type moyennement aimable me permet de prendre des photos. La dalle au sol est noire, usée, elle doit avoir au moins deux cents ans. Je trouve un portrait au mur, une vieille photo en noir et blanc sur fond de papier rouge, je prend la photo elle fait étrangement echo avec mon projet.
Puis je me perds dans la direction de la Vistule, décide de retourner sur mes pas vers le Chateau Wawel.
La photo c'est comme la pêche au canard.
Au milieu d'une rue, on a posé un siège (de voiture) sur le trottoir, c'est du matériaux pour le projet, la partie qui gratte.
Je m'arrête au Chateau Wawel, une petite fille est accroupie et regarde un morceau d'améthyste dans le gazon, encore une photo pour le projet, peut être.
La fin d'après-midi a un petit gout de fin du monde, quand l'air est léger et que les choses sont suspendues, un entre deux.
Encore quelques photos,
la pêche aux canards ...
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