Murmures, Frag m nts
Projet d'exposition de photographies en Noir & Blanc sur l'enfance, la solitude et la poésie des instants suspendus.
Présentation du projet
mon texte d'introduction, ainsi que les mini-textes qui accompagnent les photos, sont pêts :
« Une lune rousse éclaire l'escalier. Je monte... »
Je commence à travailler sérieusement sur le projet d'exposition dans un endroit fantastique. L'ordre des photos est bien avancé et j'ai déjà une ébauche des textes d'accompagnement.
Les photos sont toutes en noir et blanc (18 × 24 cm), mises en valeur par une belle marie-louise dans des cadres 30 × 40 cm bordés d'une fine baguette noire. Elles seront accrochées sur un mur blanc.
J'imagine les textes présentés sur des papiers carrés de couleur rappelant des Post-it — un clin d'œil à cet endroit traversé par les étudiants, qui permettra par ailleurs d'apporter une touche colorée pour casser le côté trop institutionnel du noir et blanc sur fond blanc.
Murmures
et frag m nts
Je monte.
Sous la voûte sombre,
mon ombre marche à mes côtés.
Froide comme la nuit,
légère comme la brise,
elle est ma plus fidèle conseillère.
Un souffle de vent rase les pavés,
murmure que la vie est courte,
faite de chutes et de renoncements.
Mais mon ombre me répond :
le plus beau reste à venir.
Car au bout de la nuit,
la lumière,
c'est d'être deux.
Sens

fait de petites choses,
et de grands émois.
Théâtre de vie,
chanson de geste,
et au dessus,
bien au dessus,
les sentiments.
Petite

vous me voyez,
petite
vous me protégez,
petite
je le suis,
petite dehors,
mais grande dedans
Faille

la blessure est profonde.
Un brin d'enfance
murmure au géant.
Et son sourire
suspend le temps
Prière

Pourquoi je ne comprends pas ce monde ?
Pourquoi ce monde ne me comprend pas ?
Je veux être fée, docteur et écrivaine,
m'endormir quand je le souhaite
et arrêter de manger des choux-fleurs.
Perles roses,
fil sucré à la fraise,
encre à la violette
et colle blanche à l'amande...
Pourquoi ce monde ne me comprend pas ?
Couples

c'est plus que un plus un.
Je suis un banc
je ne contrôle rien,
je propose,
j'offre.
et parfois la magie opère,
celle qui emporte tout sur son passage.
• • •
Immense

immense
Je suis revenu les mains vides,
le cœur plein
• • •
Plus tard

plus haut dans les airs
seule et libre
danser avec les nuages,
s'amuser avec le soleil,
le vent sera mon confident
Et quand je me poserai,
je serais encore légère
Et je cours

si lourds
qu'ils pèsent sur les pas
sur les épaules
même des géants,
je cours,
encore
Après quoi ?

Les volets bleus éclairent la pièce,
l'or coule entre les rideaux.
Le vieux sofa en cuir respire.
Pourquoi courir ?
Marches

deux par deux,
quatre à quatre,
les marches s'élèvent
vers l'azur, si grand, si bleu,
que même les oiseaux le célèbrent.
Tu es unique,
comme ce rayon de lumière
que tu tentes de capturer.
Et tu portes en toi
tout l'amour de la terre.