Murmures, Frag m nts

Projet d'exposition de photographies en Noir & Blanc sur l'enfance, la solitude et la poésie des instants suspendus.

Présentation du projet

« Une lune rousse éclaire l'escalier. Je monte... »

Je commence à travailler sérieusement sur le projet d'exposition dans un endroit fantastique. L'ordre des photos n'est pas encore définitif, mais j'ai déjà une ébauche des textes d'accompagnement.

Ce ne sont que des photos Noir & Blanc argentiques, sous cadres à bords fins, noirs.

J'imagine les textes en dessous des photos sur du papier de couleur pour ressembler à des post-it.

Les touches de couleur qui rappellent les post-it, cadrent avec le lieu traversé par des étudiants, et de plus permet de ponctuer par de touches de couleur l'accrochage des photos Noir & Blanc sur murs blans.


Murmures
et frag m nts

Une lune rousse éclaire l'escalier.
Je monte.
Sous la voûte sombre,
mon ombre marche à mes côtés.
Froide comme la nuit,
légère comme la brise,
elle est ma plus fidèle conseillère.
Un souffle de vent rase les pavés,
murmure que la vie est courte,
faite de chutes et de renoncements.
Mais mon ombre me répond :
le plus beau reste à venir.
Car au bout de la nuit,
la lumière,
c'est d'être deux.

Unique

unique

petite
vous me voyez,
petite
vous me protégez,
petite
je le suis,
petite dehors
mais grande dedans

Faille

faille

Au creux de la pierre,
un secret s'endort.
Le rocher s'ouvre,
massif et fort.

Regarde, regarde,
l'oiseau tout là-haut.

Écoute, écoute,
le vent sur la peau.

Un brin d'enfance
apprivoise le géant,
un sourire sage
suspend le temps.

Prière

prière

Pourquoi ?
Pourquoi je ne comprends pas ce monde ?
Pourquoi ce monde ne me comprend pas ?
Je veux être fée, docteur et écrivaine,
m'endormir quand je le souhaite
et arrêter de manger des choux-fleurs.
Perles roses,
fil sucré à la fraise,
encre à la violette
et colle blanche à l'amande...
Pourquoi ce monde ne me comprend pas ?

En été

En été

une pâquerette se glisse sous une feuille,
la libellule sa cousine
lui chante une comptine :

vole, vole, vole
tes ailes zéphyr
fendent l'azur.

vole, vole, vole
la mare est calme,
et l'herbe verte.

vole, vole, vole
après les monts
les plaines s'effacent

Couples

couples

Deux,
c'est plus que un plus un.
Je suis un banc
je ne contrôle rien,
je propose,
j'offre.
et parfois la magie opère,
celle qui emporte tout sur son passage,
celle qui fait que deux
c'est bien plus que un plus un.

Sens

sens

Le spectacle de la vie,
fait de petites choses,
et de grands émois.
Théâtre de vie,
chanson de geste,
et au dessus,
bien au dessus,
les sentiments.

Petite fille perdue

petite fille perdue

Je serais aviatrice,
plus haut dans les airs
seule et libre
danser avec les nuages,
s'amuser avec le soleil,
le vent sera mon confident
Et quand je me poserais,
je serais encore légère,
de la tête,
et du cœur

Et je courre

et je courre

Des nuages lourds
si lourds
qu'ils pèsent sur les pas
sur les épaules
même des géants,
mais je m'en fiche
je courre
dans ce monde qui change

Après quoi ?

après quoi

Les volets bleus éclairent la pièce,
l'or coule entre les rideaux.
Le vieux sofa en cuir est allongé,
il respire et attend :
pourquoi courir ?

Immense

immense

L'océan,
immense
comme mes sentiments.
Et vos chaînes
n'y changeront rien :
elles ne sont pas pour moi,
elles sont pour vous.

Marches

marches

Une par une,
deux par deux,
quatre à quatre,
les marches s'élèvent
vers l'azur, si grand, si bleu,
que même les oiseaux le célèbrent.
Tu es unique,
comme ce rayon de lumière
que tu tentes de capturer.
Et tu portes en toi
tout l'amour de la terre.