De la mesure de l'exposition en argentique avec une TRI-X

1. Exposer pour les ombres, développer pour les hautes lumières C'est le "mantra" de la photo argentique noir et blanc. Contrairement au numérique, une pellicule capture énormément de détails dans les zones claires, mais si une zone est sous-exposée (noire), aucune information ne sera enregistrée. Le conseil : Chercher la zone la plus sombre où on veut encore voir du détail (texture) et prendre la mesure de lumière à cet endroit. ->Résultat : avoir des noirs profonds mais "lisibles", sans boucher les ombres. TRI-X 2. Le "secret" de la Tri-X : L'exposer à 200 ISO Bien que vendue pour 400 ISO, beaucoup de photographes (dont Sebastiao Salgado à l'époque) préfèrent l'exposer à 200 ISO (soit une surexposition d'un diaphragme). Pourquoi ? Cela donne des négatifs plus denses, réduit le grain apparent dans les zones sombres et offre une gamme de gris beaucoup plus riche. Réglage : Régler simplement le posemètre sur 200 ISO et développer normalement (comme si c'était de la 400).

3. L'importance du système de zone (Zone System) simplifié Comment placer le sujet sur une échelle de gris :

  • Zone III : Ombres avec détails (là où vous faites votre mesure).
  • Zone V : Gris moyen (un mur en pierre, de l'herbe).
  • Zone VII : Peau claire, détails dans les blancs.

4. Filtre jaune ou orange : Le duo gagnant En noir et blanc, l'exposition est indissociable des filtres : Filtre Jaune : Assombrit légèrement le ciel bleu pour faire ressortir les nuages. C'est le filtre de base pour la Tri-X en extérieur. Filtre Orange : Plus radical, il donne un aspect dramatique au ciel et gomme les imperfections de la peau (boutons, taches). Attention : Ne pas oublier pas que ces filtres "mangent" de la lumière (compenser d'un ou deux diaphragmes).