Photographie Argentique Noir & Blanc : Souvenirs de mon Labo
Quelques photos argentiques en Noir & Blanc
L'antre de la création : Mon labo dans une cave
Dans les années 80, j'ai aménagé mon propre laboratoire argentique dans une petite cave borgne. C'était un espace hors du temps où l'odeur des produits chimiques (révélateur, arrêt, fixateur) se mélangeait à l'excitation de voir l'image apparaître.
J'y avais installé un lavabo de récupération et construit un caisson en bois pour les lampes inactiniques. Je me souviens encore de cette lueur verte qui baignait la pièce. Mon plan de travail était recouvert d'un carrelage vintage déniché dans un vieux stock, et j'avais conçu un bureau sur mesure intégrant une vitre dépolie pour examiner mes négatifs et mes diapos.
Au centre de ce dispositif trônait ma fierté : un superbe Beseler 67C, équipé d'une tête Noir & Blanc et couleur.
La quête du papier parfait
À l'époque, j'avais mes habitudes dans une petite boutique spécialisée à Metz. C'était une véritable caverne d'Alibaba pour les tireurs, avec un stock incroyable de références.
Mon choix de prédilection ? Le papier Agfa baryté. C'était un papier exigeant, long à laver et à sécher, mais il offrait des noirs d'une profondeur absolue et une gamme de gris d'une subtilité incroyable. Rien ne remplace la main d'un tirage manuel sur un tel support.
Apprendre dans l'ombre
Sans les Internets, j'ai tout appris de manière autodidacte. Je dévorais les notices techniques. Il faut dire qu'à cette époque, Ilford éditait des livrets pédagogiques gratuits d'une qualité rare pour expliquer les secrets du tirage et de l'exposition. Chaque photo était une leçon,
et nécessitait des heures.
Une école incroyable, une fois qu'on a passé des heures sur un tirage parceque l'exposition à la prise de vue n'était pas bonne, on modifie très vite ses habitudes quant à la mesure de la lumière.
Voici quelques fragments de cette époque, capturés sur le vif :






